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Hubble dévoile un paysage de gaz dans Orion secoué par de jeunes étoiles

Hubble dévoile un paysage de gaz dans Orion secoué par de jeunes étoiles

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Difficile de ne pas employer de superlatifs comme splendide et magnifique pour évoquer cette image d’Hubble d’une région en marge de la grande Nébuleuse d’Orion. La palette exquise de cette photo obtenue avec son instrument ACS (Advanced Camera for Surveys) met joliment en relief, et en lumière, ce nuage distant d’environ 1 000 années-lumière de la Terre. Comme partout dans le vaste nuage moléculaire d’Orion (visible donc dans la direction de la constellation d’Orion), les nœuds de gaz s’effondrant sur eux-mêmes donnent naissance à des étoiles, solitaires, doubles ou triples, et seront suivis de planètes dans le disque résiduel de gaz et de poussière. Puis à mesure que la gestation des étoiles avance et que leurs luminosités s’intensifient, des jets puissants jaillissent et transpercent leur enveloppe originelle pour s’écraser sur les voiles de gaz environnant. C’est ce que nous voyons ici avec l’objet Herbig-Haro HH 505, avec un arc formé par les vents d’une jeune étoile, une onde de choc qui se répand en trois dimensions à travers les entrelacs de gaz de ce paysage. La vague bouscule la matière, la comprime et la réchauffe, ce qui peut plus tard provoquer la formation d’autres cocons stellaires.

En bordure de la nébuleuse d'Orion, HH 505. Crédit : ESA, Hubble, NASA, J. Bally

Ainsi va la matière, chahutée par ses progénitures, déchirée ou sculptée, effilochée, reconnectée, des fils se tissent et s’entremêlent, des nœuds féconds poussent et enflent. Tout cela ne se passe pas très loin de chez nous, dans le même quartier où le Soleil et ses planètes avancent dans un coin de la Voie lactée. Ce champ fertile déborde d’étoiles que l’on peut admirer dans un télescope le soir en hiver. D’autres étoiles nées bien avant dans ce même nuage sont également visibles dans cette direction, éparpillées dans la constellation d’Orion.

Un autre courant de matière féconde est relié à celui d’Orion, plus sombre et froid, il couve lui aussi à l’abri des regards des centaines d’étoiles, encore à des stades larvaires. Nul doute que la vue perçante du télescope spatial James-Webb va fouiller ces nuages moléculaires proches de notre Système solaire pour nous faire découvrir ce qui s’y trame.